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Témoignage de Jessica, 32 ans, victime d'un AVC

affiche de prévention AVC


Certains diront qu'elle est trop jeune pour en avoir été victime. Et pourtant, les accidents cardio-vasculaires peuvent survenir à n'importe quel âge.



Les causes sont multiples (fatigue, obésité, tabagisme...) et l'AVC provoque plus de 30 000 décès chaque année. Jessica 32 ans, mère de famille et victime d'un AVC à deux reprises, lance une pétition pour qu'une campagne de santé publique de grande envergure soit diffusée. Elle a accepté de raconter ces difficiles épreuves pour Bouge !  Voici la première partie de son histoire.

"C'était le mercredi 11 janvier 2017, une journée qui aurait dû être comme les autres...

La réunion mensuelle touche à sa fin. Nous échangeons sur nos bonnes pratiques. Je m'apprête à intervenir auprès de mes collègues. Mais soudain, un mal de tête atroce me transperce l'arrière du crâne. Un pic à glace enfoncé avec vigueur.

Malgré l'intensité de la douleur, conscience professionnelle oblige, je m'astreins à me lever de ma chaise, à porter mon ordinateur portable 3 places plus loin pour le connecter au rétroprojecteur et à commencer ma présentation.

Les mots s'entrechoquent, le discours n'est pas fluide et je n'arrive plus à me concentrer. La parole est comme brouillée. J'arrive à la fin de ma courte intervention sans trop savoir ce que j'ai pu vraiment dire.

A cet instant, j'ai perdu également la vision complète à ma gauche. Ma vue est littéralement coupée en deux.

Comme si je niais que quelque chose de grave était en train de se produire, je me rassois tant bien que mal à ma chaise. Les jambes me tiennent à peine. Les vertiges m'entrainent dans un état second, où l'environnement paraît instable, oppressant.

Je plonge sur la table pour attraper quelques bonbons, me raccrochant à l'idée absurde que je fais une chute de tension ou une hypoglycémie.

Je finis par demander à ma voisine de m'accompagner aux toilettes pour me rafraichir. Mon chef, quant à lui, prend conscience que je ne tourne pas rond et appelle le 15.


Il est 17h30. Le Samu arrive. Je suis emmenée aux urgences, ou plutôt dans les couloirs des urgences. Le service est rempli a craqué ; nous sommes en pleine épidémie de grippe.

La première hypothèse retenue est une migraine ophtalmique. Je n'y crois pas trop, et mon mari qui m'a rejoint, non plus mais on se laisse porter par l'avis médical. Après tout, nous ne sommes pas médecins.

Le scanner est passé vers 2h du matin, et ne révèle rien. « On va vous faire passer une IRM, cet après midi » Je suis transférée dans un autre hôpital, au service ophtalmologique. L'après-midi passe et toujours pas d'imagerie. « Ça sera demain matin » puis « ça sera cet après midi ».

Finalement, l'IRM a lieu le vendredi 13 janvier à 22h. Et le verdict fini par tomber. AVC. 3 petites lettres et tout s'écroule. « Vous avez fait une dissection carotidienne. Votre carotide s'est déchirée et un hématome l'a comprimé, empêchant l'irrigation d'une partie de votre cerveau. À peu de choses près, ça doit être les mots qui m'ont été dit. Le choc, la fatigue, le stress des derniers jours, la solitude à ce moment précis, les pourquoi sans réponse, l'inquiétude de pouvoir m'occuper de mes enfants... La prise de conscience que j'ai failli mourir. Je fonds en larmes, et les aides soignantes qui m'installent avec bienveillance à l'unité neuro-vasculaire (UNV) ont les yeux rougis elles aussi.


Dès le lendemain, je réagis. « Je suis la Mme Pas-de-bol la plus chanceuse du monde ». Je suis en vie. Et même si je ne sais pas ce que l'avenir me réserve, je suis là. Et je vais me battre. Pour moi, pour mes enfants, pour mon mari, et peut être bien un jour pour les autres victimes comme moi et pour ceux qui n'ont pas eu de bonne étoile ce jour là..."

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Ministere_de_la_Sante_Pour_une_campagne_de_sante_publique_contre_lAVC/

https://www.facebook.com/PourUneCampagneDeSantePubliqueContreL.AVC/

 
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